Techniques et méthodologies expérimentées

4ème rencontre - le 3 décembre -


Exercice de concentration : groupe en cercle, sans aucune concertation, chacun doit prononcer un nombre entre 1 et 10, dans l’ordre et jamais en même temps que quelqu’un d’autre.

Condition(s)
minimum d'espace (=groupe en cercle)

Objectifs :
  • être à l’écoute du groupe
  • prendre/trouver sa place
Variantes
  • on recommence à zéro dès que 2 personnes parlent en même temps
  • compter jusqu'à 20
  Jeu de coopération : le groupe se tient debout sur une couverture (qui est, en fait, un tapis volant). A un signal donné, la couverture doit être complètement retournée sans qu'un seul pied ne touche le vide (puisque le tapis, qui est volant, est dans les airs).

 Condition(s)
  • espace : pouvoir étendre la couverture
Objectifs :
  • être à l’écoute du groupe
  • trouver ensemble une solution
  • mener tout en s'adaptant
Cadavre exquis : 

Chacun reçoit une feuille blanche. Indiquer une première phrase (ex : signes extérieurs, c'est ...). Plier ce qu'on a écrit, passer la feuille au voisin de gauche : 2ème phrase (ex : C'est aussi...). Idem avec les 3ème et 4ème phrases (ex : C'est encore... ; C'est enfin...). On déplie, on lit.

Condition(s)
  • être assis, papiers et crayons
  Objectifs :
  • développer l'imaginaire
  • amorcer un débat
  • construire ensemble un produit surprenant
3ème rencontre - le 6 novembre -

Echauffement corporel : Le sparadrap

Un « sparadrap » imaginaire est collé … aux pieds, genoux, jambes, bassin, épaules, mains, bras, cou, tout le corps.Il faut dès lors essayer de l'enlever en secouant très fort l'endroit où il est collé pour qu'il se détache.

Condition(s)
  • minimum d'espace (=groupe en cercle)
Objectifs :
  • éviter les contractures
  • évacuer le stress, les tensions
  • « entrer » dans le groupe, appréhender les premiers contacts avec les autres ; premier lâcher-prise
  • respecter des consignes
Exercices de dynamisation : Le wizz

Le groupe est disposé en cercle ; le wizz passe de personne en personne, toujours dans le même sens.A chaque fois que le "wizz" nous arrive, il faut:
  1. dire à haute et intelligible voix « WIZZ »
  2. regarder la personne qui nous envoie le wizz et regarder la personne à qui on l'envoie
  3. faire le geste : main vers l'intérieur du cercle, comme si on jouait à la "balle pelote".
N'importe qui, peut, à n'importe quel moment, faire écran avec son corps en criant « chteguedem », Du coup, le wizz part dans l'autre sens. 
 
N'importe qui, peut, à n'importe quel moment,crier « pan » (et faire le geste) à un autre participant (excepté à l'un de ses voisins directs). La personne qui reçoit le « pan » ne peut que réagir, uniquement en relançant le wizz, à gauche ou à droite (donc ne pas répondre avec  chteguedem)

Condition(s)
minimum d'espace (=groupe en cercle)

Objectifs : 
* se mettre en énergie, faire « monter la pression »
* prendre conscience de la force du groupe 
* développer sa concentration, sa vigilance
* travailler la vitesse d’exécution, de réaction

Sens-sons 

Tout le monde se positionne en cercle. Tout le monde balance un bras de bas en haut et dit un mot lorsque son bras est en haut. Le suivant doit répondre de suite au mot lancé par la personne précédente soit au niveau du sens ( cheminée --> toit --> nous --> …) et/ou au niveau du son ( parfum --> emprunt --> empreinte -->…) en le disant également au moment où son bras est en haut.

Importance de respecter un rythme commun (un bras balance de bas en haut, dire le mot quand le bras est en haut)

* peu importe l'orthographe du mot. Il est toujours intéressant de rebondir sur un autre champ lexical.

Condition(s)
minimum d'espace (=groupe en cercle)

Objectifs :
* aiguiser sa répartie
* élargir son champ lexical
* développer sa concentration
* travailler l’écoute
* travailler le rythme

2ème rencontre - le 2 octobre - 

Techniques d’échauffement collectif

En cercle, tout le monde compte jusqu’à 10, vite et fort, ensemble, en secouant la main droite, puis la gauche, puis le pied droit, puis le gauche. Ensuite à chaque tour on compte jusque à 9, puis 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1.

Condition(s)
  • minimum d'espace (=groupe en cercle)
  • concentration du groupe
Objectifs :
  • échauffement corporel et vocal,
  • lâcher prise
  • harmonie au sein du groupe
  • écoute

Le dé à coudre

Chacun marche dans la salle ... tout en respectant quelques consignes
  1. ne pas suivre quelqu’un d’autre,
  2. ne pas toucher quelqu'un ou quelque chose,
  3. ne pas parler
  4. regarder devant soi, les bras le long du corps.
     Sous- objectifs :
    • découvrir le lieu, l’apprivoiser
    • « sentir » la mobilité, la fluidité du groupe
    • respecter et appliquer des consignes
    L’animateur propose oralement de s’imaginer un dé à coudre sur un endroit précis de notre corps. Ensuite, il propose que chacun imagine un dé à coudre sur le corps de quelqu’un d’autre. A un signal donné, tout le monde doit aller coller son dé à coudre sur celui de la personne qu’il avait choisi mentalement. Le plus rapidement possible (à la manière de deux aimants qui se réunissent)
      Puis, on change : un autre point sur soi et autre point sur qqun d'autre.

Condition(s)
  • espace important
  • concentration du groupe
Objectifs :
  • affronter l’autre (oser toucher l'autre)
  • dominer son self-contrôle (ne pas rire ou …)
  • être dans un état d’apaisement, de complicité avec l’autre
     
Le conte arabe

Les participants se positionnent en cercle. Un animateur gère l'exercice. Il propose un thème sur lequel les participants vont pouvoir s'exprimer... Un commence une histoire, à un signal donné, un autre la poursuit et ainsi de suite
Variante : chacun marche. Celui qui parle à un témoin, chaque fois qu’il croise quelqu'un, il donne le témoin et cède la parole.

Condition(s)
  • minimum d'espace (=groupe en cercle)
  • concentration du groupe
Objectifs :
  • renforcer le collectif
  • développer l’imaginaire, l’imagination
  • affûter l’écoute
  • travailler la mémoire
  • créer une histoire cohérente, plaisante

Techniques de débat

NB : thème retenu : les tenues vestimentaires
  1. Les poupées stéréotypées
On présente des mannequins (barbies déguisées, photos de personnages people) stéréotypés au niveau de la tenue vestimentaire (bimbo, punck, bobo, bourgeois,...). 
 
On invite le groupe à s'exprimer positivement sur chacun des styles présentés. On leur demande ensuite de choisir un style et d'expliquer pourquoi ils l'ont choisi. On les invite ensuite à dire quelque chose de négatif sur chacun des styles. 
 
On met les participants en situation : « La punk a perdu son sac et rencontre une bourgeoise... Que se passe-t-il ? » ? Les participants jouent la scène (soit eux-mêmes, soit via un théâtre de marionnettes) et après 5 min on intervertit les rôles de chacun (la punck devient la bourgeoise etc...). 
 
transférable à d'autres thèmes de débat (utilisation de photos, de reproductions de peintures, de dessins, .. plutôt que des barbies)
  1. Dire l'inverse de ce qu'on pense
On propose aux participants une mise ne scène via des improvisations sur les tenues vestimentaires sous forme de « je dis tout le contraire de ce que je pense / je deviens une personne que je ne suis pas dans la réalité». L'animateur écrit tout ce que le groupe a sorti lors de ce débat sur un grand tableau. Ensuite, on écrit dans une seconde colonne le contraire pour essayer de retrouver ce que les participants pensaient vraiment. 
 
Cela permet à chacun de se positionner, voir s'il est dans « l'inverse de ce qu'on pensait » ou dans « ce que l'on pensait réellement » ou « ni l'un ni l'autre ». Permet d'amener des nuances et de se rendre compte de comment on fonctionne, mais aussi de comment on souhaiterait fonctionner (améliorer). Nous ne sommes pas de la manichéen.

Peut permettre d'amener une perspective (style atelier de couture pour le thème des tenues vestimentaires à partir de vêtements de seconde main...) --> mettre en pratique nos réflexions en développant nos moyens.
transférable à d'autres thèmes de débat
  1. Sac d'objets
L'animateur distribue un gros sac avec avec plein d'affaires (objets personnels ou autres) dedans, on pioche un truc au hasard, sur lequel on s'exprime. On a donc une réaction par rapport à l'attribut quel qu'il soit... 
 
Ensuite, chaque participant est invité à écrire des choses provocantes sur les tenues vestimentaires. On rassemble tous les propos (on laisse passer un peu de temps). Dans un second temps, chacun repioche une provocation évoquée et écrite précédemment, et s'exprime sur la provocation écrite. Ensuite, les autres peuvent prendre la parole aussi.
transférable à d'autres thèmes de débat

1ère rencontre - le 19 septembre -  
Brainstorming

Le brainstorming est une méthode de récolte d’idées qui réunit deux principes : l’absence de jugement et la recherche la plus étendue possible. Un animateur peut prendre note au fur et à mesure que les participants disent ce à quoi ils pensent, où les participants peuvent écrire leurs mots sur des post-it (permet de trier ensuite les post-it et de dégager des catégories par exemple). Les participants peuvent également utiliser des dessins ou des signes sans passer par l'écriture.
  • Technique intéressante pour récolter un grand nombre d’idées afin de choisir ensuite un thème sur lequel travailler plus en profondeur par exemple.
  • Il est important de veiller à ce qu'aucun jugement de valeur ne soit émis durant le brainstorming

La technique dite du « baron »

Le baron =  « celui qui se fait passer pour ce qu'il n'est pas  et qui, en connivence avec les organisateurs, va poser des actes et/ou des paroles à contre-courant du climat ambiant... ou en d'autres mots, il va foutre un joli bordel... plus ou moins modéré en fonction des objectifs» . 
 
Par exemple : une personne qui lors d’un débat va dire des choses choquantes, non politiquement correctes. Cela permet de susciter le débat.
L'animateur du débat doit à un moment divulguer le rôle du baron. Il est très important de prendre le temps de débriefer sur le ressenti, les émotions suscitées par cette expérience. Au baron, aussi d'analyser ses propos (sont-ils chaque fois en décalage avec le fond de sa pensée?)
Les objectifs doivent être très clairement définis au préalable. Quelles réactions (quels types de réactions) veut-on susciter ? Jusqu'où veut-on amener le débat ?
En effet... Il peut s'avérer très facile d'envenimer le débat, de lancer des propos -très- choquants, de s'emporter de façon incontrôlable.
Mais cela a-t-il du sens ??
Au baron, donc d'avoir, en permanence, une maîtrise de ses propos.

Condition(s)
adaptable à tout lieu, toute situation

Objectifs :
  • susciter les réactions, titiller, faire du politiquement incorrect
  • jeu théâtral et d'improvisation (uniquement pour le baron)

Le débat mouvant

L’animateur lance une phrase « choc » qu’on veut mettre en débat… Par exemple : « Les jeunes sont démotivés ». Ensuite deux camps se forment dans deux endroits de la pièce, ceux qui sont d’accord avec cette phrase et ceux qui ne sont pas d’accord. L’animateur du débat défini un temps où chaque groupe peut construire collectivement une argumentation pour défendre leur point de vue, ensuite une fois le temps imparti terminé, l’autre groupe répond,… 
 
N'importe qui peut changer de camp après une intervention d'un des deux camps.

Condition(s)
  • Espace suffisant pour scinder en deux lieux distincts avec possibilité de changement.
  • il faut un animateur et un gestionnaire du temps.
Objectifs :
  • s'exprimer publiquement, argumenter, passer du noir au blanc
  • travail de l'écoute



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